Relation avec les autres

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) – Marshall B. Rosenberg

Avez-vous l’impression de toujours être mal compris? Que ce que vous dites entraîne toujours

de la résistance de la part de vos interlocuteurs?

Vous n’arrivez pas à communiquer sincèrement de peur de la réaction des autres ?

Présentation:

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) de Marshall B. Rosenberg, fut publié en France en 2016, ce livre nous parle de la CNV (communication non violente) un processus de communication que Marshall Rosenberg a créé dans les années soixante pour l’enseigner toute sa vie à travers le monde. À l’instar du très populaire Comment se faire des amis, de Dale Carnegie, ce livre est un excellent manuel de communication et de relation aux autres qui met en avant une qualité qui manque malheureusement encore cruellement au monde: l’empathie.

Allons-y!

Savoir se réconcilier avec nos besoins

Il est nécessaire de reconnaître le langage des besoins et d’être capable de se relier à soi-même, ce qui est difficile pour les gens de notre culture.

Plus nous sommes clairs avec ce que nous voulons, plus nous aurons de chance de l’obtenir.

Si nous n’accordons pas de valeur à nos besoins, les autres ne leur en accorderont peut-être pas davantage.

Chaque fois que nous faisons un choix, soyons conscient du besoin qu’il sert.

Être conscient de nos besoins peut aussi nous aider à faire le deuil de notre passé.

Pensez « lorsque j’ai fait ce que je regrette maintenant, quels sont les besoins que j’essayais de combler ? ».

Demande ou exigence

Il existe une différence entre une demande et une exigence.

-Une demande ne comporte aucune arrière-pensée, elle manifeste de l’empathie pour les besoins des autres.

-Une exigence porte une critique ou un jugement, ou un élément qui essaye de culpabiliser l’autre.

Votre interlocuteur exprime-t-il une demande ou une exigence? On le voit à la façon dont il accueille une réponse négative.

Lorsque votre interlocuteur entend une exigence il ne voit que 2 possibilités:

La soumission ou la révolte.

Derrière tous les messages par lesquels nous nous sommes laissés intimider, il n’y a jamais que des individus dont les besoins ne sont pas satisfaits et qui nous invitent à contribuer à leur bien-être.

Ne jugez pas, ne comparez pas

Les jugements, critiques, diagnostics et interprétations portant sur les autres sont autant d’expressions détournées de nos besoins insatisfaits.

Si quelqu’un dit: « tu ne comprends jamais rien », il nous dit en réalité que son besoin d’être compris n’est pas satisfait.

Notre analyse d’autrui est en fait l’expression de nos propres besoins et sentiments.

Entraînez-vous à traduire chaque jugement en un besoin insatisfait.

Remplacez-le « je n’aime pas les gens qui sont… » par « lorsque je juge quelqu’un, quels sont les besoins qui, chez moi, ne sont pas satisfaits ? ». Peu à peu, vous apprendrez davantage en matière de besoins insatisfaits que de jugements.

Les gens n’entendent pas notre douleur lorsqu’ils croient avoir été pris en faute.

Lorsque nous amalgamons observation et évaluation, notre interlocuteur risque d’entendre une critique.

Lorsque nous sommes reliés à nos sentiments et à nos besoins, nous les êtres humains, nous ne constituons plus des sujets dociles et soumis.

Penser à « qui mérite quoi » bloque la communication empathique.

Il n’est pas en notre pouvoir de faire faire quelque chose à quelqu’un.

Nous pouvons remplacer le langage impliquant une absence de choix par un langage qui reconnaît le choix.

Les reproches et les punitions ne suscitent pas les motivations que nous aimerions inspirer chez l’autre.

Nous sommes responsables de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes.

Les comparaisons sont une forme de jugement.

Cataloguer et jugez les autres favorisent la violence.

La violence verbale montre notre incapacité à admettre notre propre vulnérabilité ou celle des autres.

C’est la violence passive qui alimente la violence physique.

Ayez en tête cette phrase de Gandhi « soyons le changement que nous voulons voir dans le monde ».

Gare à la honte et à la culpabilité

La honte et la culpabilité sont une sorte de haine de soi et les actes qui en résultent ne sont ni libres ni joyeux (d’ailleurs dans un de mes livres préférés, Conversations avec Dieu de Neale Donald Walsch, on apprend que la culpabilité et la honte nous font être qui nous ne sommes pas).

Le comportement le plus dangereux de tous, consiste à faire des choses « parce que l’on est censé les faire ».

Soyons conscient des choses que nous faisons par désir d’argent ou pour l’approbation des autres, par honte, ou par culpabilité. Sachons ce qu’elles nous coûtent.

Il faut changer le « je dois faire » en « je choisis de faire ».

Dans nos actions, soyons animés par le désir de contribuer à la vie plutôt que par la peur, la culpabilité, la honte ou l’obligation.

Il faut relier notre sentiment à un besoin, il faut se dire « je me sens… car j’aimerais… ».

Distinguer un acte venu du cœur d’un acte venu de la culpabilité.

Il existe 4 façons d’accueillir un message négatif:

  • se sentir fautif
  • rejeter la faute sur l’autre
  • percevoir nos sentiments
  • chercher à percevoir les sentiments et besoins des autres

Évidemment, je vous conseille d’accueillir un message négatif en percevant vos sentiments et en cherchant à percevoir ceux des autres.

La confusion entre cause et facteur déclenchant entretient la culpabilité.

La CNV nous aide à comprendre que les paroles d’autrui peuvent être un facteur déclenchant, mais jamais la cause de nos sentiments.

Ne vous croyez pas responsable des sentiments des autres

Réagissez aux besoins des autres uniquement par bienveillance et jamais par crainte, culpabilité ou honte.

La libération affective où nous assumons pleinement nos propres sentiments mais pas ceux des autres, tout en sachant que nous ne pouvons jamais satisfaire nos propres besoins au détriment de l’autre.

Enfin, la CNV distingue les sentiments réels des mots décrivant des pensées, des jugements et des interprétations.

« Les gens sont troublés non pas par les choses, mais par l’image qu’ils s’en font » Épictète.

La compassion pour soi-même

Les jugements vis-à-vis de nous-mêmes, comme tous les jugements sont des expressions tragiques de nos besoins insatisfaits.

Lorsque nous portons des jugements sur nous-mêmes, nous perdons le contact avec nos besoins et ne pouvons donc plus agir pour les satisfaire. La dépression est révélatrice d’un état d’aliénation de nos besoins.

Savoir écouter nos sentiments et besoins et les accueillir avec empathie peut nous libérer de la dépression.

Le stress se désamorce en nous mettant à l’écoute de nos sentiments et de nos besoins. Il se désamorce aussi en dirigeant notre empathie vers l’autre.

Mettez-vous à penser ceci: « quels sont les besoins qui sont à l’origine de mes sentiments ? ».

Nous utilisons la CNV pour nous évaluer de manière à grandir et non à nous haïr.

Montrer notre vulnérabilité en exprimant nos sentiments peut contribuer à résoudre des conflits.

Essayez de trouver les mots pour définir vos sentiments.

L’auteur nous donne ensuite une longue série d’adjectifs pour nous aider à définir nos sentiments, je vous en donne quelques-uns:

  • Abandonné
  • Bousculé
  • Coincé
  • Dévalorisé
  • Incompris
  • Manipulé
  • Méprisé
  • Négligé
  • Pas soutenu
  • Rabaissé
  • Surchargé
  • Trahi
  • etc.

Grâce à cette liste, je me suis moi-même rendu compte que je me sentais souvent: manipulé, maltraité, piégé et trompé. Cela vient sûrement de l’école, du salariat et de la famille qui essayent très souvent de nous imposer des concepts de vie qui n’ont aucun sens pour nous.

Des adjectifs comme « ignoré » expriment donc davantage notre interprétation des actes d’autrui que ce que nous ressentons.

Faire une distinction entre ce que nous ressentons et notre interprétation des réactions ou comportements des autres à notre égard.

Faire une distinction entre ce que nous ressentons et ce que nous pensons être.

Exprimer notre vulnérabilité peut aider à résoudre des conflits.

Restons conscients des pensées violentes qui nous viennent à l’esprit, sans les juger…

Nous avons de la compassion pour nous-mêmes lorsque nous sommes capables d’embrasser tous les aspects de nous-mêmes et de reconnaître les besoins et valeurs exprimées par chacun d’eux.

Le secret de l’empathie réside dans notre capacité à être présent.

En fait la CNV pourrait servir avant tout à développer notre bienveillance envers nous-même.

Nous utilisons la CNV pour nous évaluer de manière à grandir et non à nous haïr.

L’empathie nous permet de « percevoir notre univers sous un jour nouveau et d’aller de l’avant ».

Nous avons besoin de faire nous-même le plein d’empathie pour pouvoir en donner aux autres.

Avoir de l’empathie pour l’autre

Lorsque nous entendons les sentiments et les besoins de l’autre, nous renouons avec l’humanité qui nous est commune. Si nous voulons que notre interlocuteur nous écoute, nous avons intérêt à lui témoigner d’abord de l’empathie.

Plus nous parvenons à reconnaître les sentiments et les besoins derrière les paroles de l’autre, moins nous avons peur de nous ouvrir à lui.

Il est plus difficile de manifester de l’empathie à ceux qui paraissent détenir plus de pouvoir que nous, avoir davantage de moyens ou un statut plus élevé.

« Lorsque quelqu’un vous entend vraiment sans vous juger, sans essayer de vous prendre en charge ou de vous enfermer dans un moule, cela fait un bien incroyable »

Carl Rogers

Marshall Rosenberg nous conseille de laisser aux autres la possibilité de s’exprimer pleinement avant de tourner notre attention sur les solutions ou les demandes de réconfort.

Paraphraser ce que dit l’autre peut aussi faire gagner du temps.

En restant dans une attitude empathique, nous permettons à notre interlocuteur de plonger plus profondément en lui-même.

Comment être certains que nous avons bien écouté l’autre avec empathie ? Le premier signe est le soulagement qu’il ressent lorsqu’il s rend compte que toutes ses émotions ont été comprises avec empathie.

Selon le philosophe indien J. Krishnamurti, observer sans évaluer est la plus haute forme de l’intelligence humaine.

Il nous faut écouter ce dont nos interlocuteurs ont besoin plutôt que ce qu’ils pensent de nous.

L’empathie nous permet de « percevoir notre univers sous un jour nouveau et d’aller de l’avant ».

Au lieu de témoigner de l’empathie, nous avons tendance à nous laisser aller à donner des conseils ou à rassurer et à exposer notre propre opinion ou sentiment.

L’empathie pourrait se définir par: « faire le vide dans notre esprit et écouter de tout notre être ».

Demander à votre interlocuteur avant d’offrir des conseils ou des propos rassurants.

L’objectif de la CNV n’est pas de changer les autres et leur comportement afin d’obtenir ce que nous voulons. Il est d’établir des relations fondées sur la sincérité et l’empathie qui, au bout du compte, satisferont les besoins de chacun.

Notre objectif est d’établir une relation fondée sur la sincérité et l’empathie.

Les personnes n’ont souvent pas conscience que c’est d’empathie dont ils ont besoin.

Lorsque vous essuyez un refus, l’accepter avec empathie vous évite de le prendre mal.

Pour redonner vie à une conversation, vous pouvez aussi interrompre de façon empathique.

Vous pouvez aussi paraphraser les messages de votre interlocuteur qui comportent une forte charge émotionnelle (point abordé dans l’article sur le livre Conversations Cruciales). Bien sûr cela doit être fait dans la bienveillance et la compréhension.

Lorsque nous écoutons leurs sentiments et leurs besoins, nous ne voyons plus les individus comme des monstres.

Nous en disons beaucoup en cherchant à entendre les sentiments et les besoins de l’autre.

Plus nous témoignons d’empathie à l’autre, plus nous nous sentons en sécurité.

Les autres ne « provoquent » pas nos sentiments

La violence naît de la croyance que d’autres sont la cause de notre douleur et méritent par conséquent d’être punis.

Toute violence survient car les gens se laissent aller à penser que leur douleur est suscitée par d’autres personnes, et que ces autres personnes méritent d’être punies.

Pour exprimer pleinement notre colère en CNV, le premier pas est de dégager l’autre personne de toute responsabilité dans cette colère.

Lorsque nous prenons conscience de nos besoins, la colère cède place à des sentiments qui servent la vie.

Remplacer « je suis en colère car ils » par « je suis en colère car j’ai besoin de… ».

Nous ne sommes jamais en colère à cause de ce que les autres disent ou font. Au cœur de toute colère, il y a un besoin insatisfait. Ce sont nos pensées de reproches et de jugements qui déclenchent notre colère.

Les 4 composantes de CNV

1. Observation

2. Sentiments

3. Besoins

4. Demandes

Les étapes pour bien gérer notre colère:

1. S’arrêter, respirer

2. Identifier les jugements qui occupent nos pensées

3. Retrouver le contact avec nos besoins

4. Exprimer nos sentiments et nos besoins insatisfaits

Concept principal du livre:

Beaucoup de nos problèmes de communication proviennent des mots que nous utilisons et de notre perception de ceux-cis. La communication non violente consiste à être à l’écoute de nos besoins et de ceux de notre interlocuteur. Pour ceci la qualité principale à développer est l’empathie. Savoir écouter de façons empathique est primordial, l’idée n’est pas de donner notre point de vue ou des conseils sur ce que notre interlocuteur nous raconte mais de lui montrer que l’on est à son écoute et que l’on comprend bien ce qu’il ressent. Et ne l’oubliez pas, nous ne sommes pas responsables des sentiments des autres, et les autres ne sont pas responsables de nos sentiments.

Ce que le livre apporte:

  • savoir reconnaître ses besoins
  • accepter et être à l’aise avec ses sentiments
  • diminution du jugement (envers soi-même et envers les autres)
  • savoir écouter
  • ne tenir les autres responsables de nos sentiments

Sentiments à la lecture:

  • grande augmentation de l’empathie
  • diminution du stress
  • sentiment d’être à l’aise avec sa vulnérabilité
  • bonheur

Évaluation:

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2 Comments

  • Luc

    J’aime bien l’effet miroir

    “Si quelqu’un dit: « tu ne comprends jamais rien », il nous dit en réalité que son besoin d’être compris n’est pas satisfait”

    C’est souvent ce que l’on appelle également les objections cachées.

    Effectivement derrière tout ça il n’y a que des besoins qui ne sont pas toujours exprimés de manière claire.

    D’où l’importance des mots utilisés et de l’intention qu’on leur donne.

    Merci pour cet article !

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