Fiction

La Grève – Ayn Rand

Voulez-vous connaître un livre qui a été traduit en 17 langues, et qui est considéré comme le livre le plus influent aux États-Unis après la bible?

Et si je vous disiez que ce livre (très polémique) n’a été traduit officiellement en français qu’en 2011 ??

Introduction:

Le titre de ce livre en anglais est « Atlas Shrugged » et en espagnol « La rebelión de Atlas », ce qui est sans doute beaucoup plus classe que La Grève. C’est un long ouvrage (plus de 1300 pages), et est un roman d’énigme, roman philosophique, roman politique. Selon une étude de la bibliothèque du Congrès américain et du Book of the month club menée dans les années 1990, ce livre est aux États-Unis le livre le plus influent sur les sondés après la bible. Ce livre a été publié en 1957 et n’a été traduit officiellement en français qu’en 2011, soit 53 ans après sa publication (bien qu’une traduction pirate ait été en circulation quelques années auparavant). Ce livre, très polémique ne plaira pas à tout le monde (surtout pas aux communistes). Il défend fortement les libertés individuelles et la liberté de profit.

Bien que les idées et concepts énoncés dans ce livres soient assez extrêmes, ils font bien réfléchir.

Ce livre est une fiction, je ne ferai pas ici un résumé de l’intrigue mais je présenterai certains des personnages principaux et leurs différentes idées et vision des choses.

Dans sa philosophie, Ayn Rand divise les personnes en 2 catégories, les producteurs (entrepreneurs, artistes et travailleurs en tout genre) et les pillards (ceux qui essayent d’obtenir de l’argent sans production en échange, il peut s’agir de criminels qui prennent l’argent par la force, mais aussi et surtout de personnes avec une opinion extrêmement socialiste).

Le titre Atlas Shrugged est une métaphore, les grands producteurs (ici les grands industriels du siècle dernier) sont ceux qui portent la charge du monde comme Atlas le Dieu grec portait la Terre sur son dos. Si ces producteurs faisaient grève (si Atlas s’écroulait de fatigue), que ce passerait-il dans le monde ??

La chronique de ce livre décrira les personnages principaux et leurs pensées.

Hank Rearden:

Hank Rearden est un self-made man qui commença sa jeunesse en travaillant dans des mines de métaux, il se spécialise ensuite dans la fonderie et devient un grand propriétaire d’usine métallurgique, pendant 10 ans, il travaille sur un nouveau métal et le crée : le Rearden Métal, un métal qui n’a que des vertus (plus solide, moins coûteux à produire etc.). Hank Rearden avait sué sang et eau pour réussir, il avait le plus grand respect pour l’argent et en connaissait la valeur.

À un moment du livre, il repense à l’époque où il avait 14 ans et il mourait de faim. Il avait résisté à l’envie de voler un fruit à l’étal d’un marchand des 4 saisons.

Voici quelques unes de ses meilleurs phrases et pensées:

Vous ne comprendrez pas si, je vous disais que l’homme qui travaille le fait pour lui-même.

Vous savez, je n’aime pas beaucoup les gens qui n’arrêtent pas de dire que tout ce qu’ils font, c’est pour les autres.

La propriété pour moi, ne se partage pas.

Je n’ai jamais attendu de quelqu’un qu’il travaille pour moi sans recevoir quelque chose en échange.

Les gens que j’ai évoqué en dernier sont ceux qui revendiquent un droit sur le moindre centime que les autres ont gagné à la sueur de leur front.

Tu sais Dagny, Thanksgiving est une fête qui a été instituée par des gens productifs pour célébrer le succès de leur entreprise.

J’ai gagné de l’argent grâce à mon travail, en vertu d’un libre échange et avec le consentement de ceux avec qui j’ai fait affaire : le consentement de mes employeurs à mes débuts, le consentement de mes employés aujourd’hui et le consentement de ceux qui achètent mes produits.

Je gagne ma vie comme tout honnête homme doit le faire. Je refuse de considérer comme une faute mon existence et le fait de devoir travailler pour gagner ma vie. Je refuse de considérer comme une faute le fait d’y parvenir et même d’y réussir. Je refuse de considérer comme une faute le fait que je réussisse mieux que beaucoup, le fait que mon travail a plus de valeur que celui de mon voisin et qu’un plus grand nombre d’individus sont prêts à payer pour cela.

Le talent humain n’a jamais été apprécié à sa juste valeur.

Je ne juge pas les hommes, chacun a sa façon de supporter l’insupportable.

On ne peut avoir ce que l’on a pas gagné.

Les règles en vigueur sont erronées, car selon elles, c’est celui qui a le moins à offrir qui gagne.

L’homme conscient et fier de sa valeur recherche une femme qu’il peut admirer, la plus forte, la plus difficile à conquérir, parce que seul la possession d’une femme exceptionnelle lui donnera un sentiment d’accomplissement, pas celle d’une petite écervelée.

À un moment du livre, la mère d’Hank Rearden lui demande d’offrir un travail à son frère Philippe dans ses usines. Un comble pour lui qui n’a jamais eu confiance en quelqu’un qui ne se bat pas pour gagner sa vie par lui-même. Il pensa alors: « Si j’offrais un poste à Philippe, je ne pourrais plus regarder en face un homme compétent qui viendrait me demander un travail qu’il mériterait.

Francisco d’Anconia dit, en s’adressant à Hank Rearden:

On vous a accusé d’arrogance en raison de votre indépendance d’esprit.

Vous avez procuré à tant d’individus le droit de subsister, on vous a traité d’exploiteur.

Francisco d’Anconia

Francisco D’Anconia est l’héritier d’une grande famille d’industriels miniers spécialisé dans l’extraction du cuivre. Selon les valeurs de sa famille, l’héritier qui à sa mort, ne laisserait pas un plus grand patrimoine à ses descendants que celui qu’il avait reçu déshonorerait la famille.

Voici quelques phrases d’Anconia:

Dagny, dit-il, qui que nous soyons, ce sont des gens comme nous qui mènent le monde et le font avancer.

À ma mort, je compte pouvoir me payer le prix d’entrée du paradis. Je veux donc pouvoir me réclamer de la plus grande vertu qui soit: celle d’un homme capable de créer des richesses.

Pour moi, l’homme le plus immoral est celui qui n’a pas de but.

Rien n’est plus important dans la vie que de bien faire son travail.

Les hommes ne sont pas ouverts à la vérité, et à la raison. Ils sont insensibles aux arguments rationnels. L’esprit est impuissant contre eux.

Il appartient à chacun de définir l’objet de son désir et de se donner les moyens de l’atteindre.

Violer les droits d’un individu, c’est violer les droits de tous.

Ne désirez pas une fortune ou un amour dont vous êtes indigne.

Si vous promulguez des lois qui ne peuvent être ni respectées ni appliquées ni objectivement interprétées, vous fabriquez une nations du fraudeurs. Et là, il ne reste plus qu’à en récolter les fruits.

Quelques pensées de Francisco d’Anconia sur l’argent:

Quand vous recevez de l’argent en paiement d’un travail, vous l’acceptez parce que vous savez que cet argent vous permettra d’acquérir le fruit du travail d’autres personnes.

L’argent est le fruit des efforts de tout homme honnête, chacun dans la limite de ses capacités. L’homme honnête sait qu’il ne peut pas consommer plus qu’il n’a produit.

L’argent ne peut pas se mettre au service d’un cerveau qui n’en est pas digne.

L’argent ne peut pas aller à celui qui n’en est pas à la hauteur.

Seul l’homme qui n’a pas besoin d’argent, celui qui est capable de faire fortune par lui-même est digne d’en recevoir en héritage. L’argent sert l’héritier qui en est digne, mais détruit celui qui ne l’est pas.

Votre jugement sur votre source de revenus est le même que celui que vous portez sur votre vie. Si cette source est corrompue, c’est votre existence que vous condamnez.

Il faut de la vertu pour produire de l’argent, mais l’argent n’apporte pas la vertu et ne rachète pas le vice.

Celui qui méprise l’argent l’a mal acquis, celui qui le respecte l’a gagné.

Mais pour faire de l’argent, ou le garder, il faut être d’une grande exigence envers soi-même.

Vous vivez au milieu des réussites les plus éclatantes de la civilisation la plus productrice du monde, et vous vous demandez pourquoi tout s’écroule autour de vous, alors que vous maudissez l’argent qui l’irrigue, qui en est la vie même.

Pourtant, tout au long des siècles de stagnation et de famine, les hommes ont encensé les pillards, de même que la noblesse héréditaire ou la noblesse de robe, au mépris des producteurs, des esclaves, des commerçants et des industriels.

Dans l’expression « faire de l’argent » réside l’essence même de la morale humaine.

Le sang, le fouet, les armes ou le dollar. Faites votre choix, il n’y en a pas d’autre, avant qu’il ne soit trop tard.

Dagny Taggart

Un autre personnage important de l’histoire est Dagny Taggart, l’héritière et la vice-présidente de la plus grande entreprise de chemins de fer du pays. Son frère est le président mais c’est un incompétent, c’est elle qui tient les rênes de l’entreprise.

La phrase pour laquelle Dagny a plus de mépris c’est « je suis fière de dire que je n’ai jamais cherché à faire de profit ».

Ragnar Dannesköld

Ragnar était un élève des plus brillants, promis lui aussi à un avenir exceptionnel. Cependant vu la tournure que commença à prendre le monde, il décida de se tourner vers le crime.

Ce que Ragnar trouve le plus immoral, c’est l’idée derrière le conte de Robin des Bois. En effet Ragnar pense que les gens devrait gagner de l’argent relativement à leur production plutôt qu’à leur nécessité de l’avoir. Ragnar fait le contraire de Robin des Bois: il prend aux pauvres pour donner aux riches, ou pour être exact, il restitue aux riches qui produisent ce que les pauvres qui ne produisent rien leur ont volé. Il attaque les bateaux de marchandises d’entreprises aux services de l’état pour les rendre aux entreprises privées. Lorsque que l’état force Hank Rearden à vendre son brevet sur le Rearden métal, Ragnar compte bien lui rembourser par ses crimes tout ce que l’état pourra gagner grâce à ce brevet.

John Galt

Pour que vous appréciez la trame du livre, l’identité de John Galt doit rester secrète. Je vous laisse quand même certaines de ses pensées:

En acceptant d’être punis, non pour les fautes que nous aurions pu commettre, mais pour nos qualités, nous avons trahi nos valeurs et accrédité les leurs.

Ici on ne confie les boulots merdiques qu’à des gens de valeur. C’est vrai, Ce sont tous des gens de grandes valeurs, car ils savent qu’il n’y a pas de boulots merdiques mais seulement des gens merdiques qui ne veulent pas faire ce type de boulots.

Je travaille avec ceux qui donnent vie aux choses et aux êtres, pas avec les cannibales.

La richesse Dagny, la plus grande richesse, n’est-elle pas d’être maître de sa vie? De la consacrer à son développement personnel?

Il n’y a d’injustice que si les hommes acceptent de la subir.

Mais cela ne les inquiètent pas, ces pillards, pas le moins du monde! Leur but, celui poursuivi par tous les grands pillards qui se sont succédés dans l’histoire: c’est que leur pillage dure l’espace d’une vie, la leur.

Il existe une chose plus tragique que l’imbécilité de l’entrepreneur incapable de défendre ce qu’il y a de plus créatif dans l’esprit humain, c’est l’imbécilité de l’artiste qui pense que l’homme d’affaires est son ennemie.

Nos valeurs ne restent pas des rêves vides, nous cherchons à les matérialiser.

La joie ne vous tombe pas dessus, il faut l’atteindre.

Trouver une excuse aux gens est une erreur.

Personne ne vous a dit que votre vie vous appartient et que la morale consiste à la vivre le mieux possible.

Un être dont les actes ne sont pas tout entier dédiés à la réussite de sa vie se débat dans une suite d’actions mortifères.

Un homme qui ne fait pas travailler son esprit est une machine en panne vouée à la rouille.

Le bonheur n’est accessible qu’à l’homme rationnel, visant des objectifs rationnels, n’aspirant qu’à des valeurs rationnelles, ne trouvant sa satisfaction que dans des actions rationnelles.

Vous avez admis qu’il était mal de vivre pour vous-même.

Les pillards punissent l’homme coupables du crime de penser.

La quête du bonheur implique un engagement, une discipline que vous n’avez pas pu assumer par manque de confiance en vous.

A est A. La plupart de vos souffrance viennent du fait que vous n’acceptez pas que A est A.

Cheryl Brooks.

Cheryl Brooks est une jeune fille de 19 ans qui s’est échappée de sa famille pleine de problèmes pour aller travailler dans une petite boutique à New York, elle qui a toujours connu la pauvreté, va se marier avec James Taggart, l’héritier de la plus grande entreprise de chemin de fer du pays. Elle découvrira vite qu’il n’est pas le grand entrepreneur qu’elle pensait qu’il était. Chez son mari, elle observait souvent la lâcheté propre à ceux qui ne veulent rien savoir. Dans les quartiers pauvres de son enfance, elle avait appris que les honnêtes gens ne sont jamais susceptibles sur le chapitre de la confiance qu’on leur accorde.

Voici les phrases les plus intéressantes de ce personnage:

Je n’ai jamais essayé de cacher mes origines modestes, et je n’ai aucune sympathie pour ces idées d’actions sociales. J’ai connu assez de pauvres pour savoir ce que ça donne de vouloir quelque chose pour rien.

Ce que tu veux, c’est un amour que tu n’as pas mérité.

Concept principal du livre:

Le monde peut difficilement fonctionné si l’argent est distribué a ceux qui en ont besoin au lieu d’être distribuer à ceux qui le produise. Ne vous sentez jamais coupable d’exister et de gagner honnêtement de l’argent pour subvenir à vos besoins, et encore moins d’en gagner beaucoup. L’amour comme l’argent, ne peux être acquis par la force ou la ruse mais bien par le courage et la fierté de soi-même.

Ce que le livre apporte:

  • courage
  • baisse du sentiment de culpabilité
  • amour propre
  • sens de l’honneur

Sensations à la lecture:

  • immense désir de justice
  • courage et force de volonté
  • surprise
  • grand désire de vérité

Évaluation:

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